Charte Ville commerçante : comment ce label veut sauver les commerces de centre-ville
Un commerce sur sept est aujourd’hui vacant dans les centres-villes français, contre un sur seize il y a quinze ans. Face à cette vacance commerciale qui a plus que doublé depuis 2010, atteignant 14 % en 2024, la Direction générale des Entreprises (DGE) a lancé une Charte « Ville commerçante » : un engagement réciproque entre communes et commerçants, gratuit et ouvert à tout le territoire, du 8 juillet 2025 au 31 décembre 2037.
Un dispositif pensé pour enrayer la vacance commerciale
Concrètement, la charte structure l’action locale autour de sept axes : accessibilité, durabilité, dynamisme et sécurité, visibilité, emploi et formation, urbanisme, et gouvernance locale du commerce. Une fois adhérente, la commune peut utiliser l’appellation et le logo « Ville commerçante », après avoir rédigé, avec les acteurs économiques locaux, une déclinaison adaptée à son territoire.
- Inscription gratuite, ouverte à toutes les communes de métropole et d’outre-mer
- Un des leviers phares : l’installation d’un « manager de commerce » dédié à la revitalisation
- Objectif affiché : une cinquantaine de communes engagées dans les prochains mois
Lons-le-Saunier, première ville signataire
C’est dans le Jura que la charte a pris sa première forme concrète. Début avril 2026, le maire de Lons-le-Saunier, Cyrille Brero, a signé le document en présence du ministre du Commerce Serge Papin. La ville, où le taux de vacance commerciale est passé de 9 % en 2017 à 13 % ces dernières années, mise sur cette démarche pour inverser la courbe. Selon le ministre, l’expérience montre que « à chaque fois qu’un manager de commerce est engagé, le taux de vacance est divisé par deux ».
Ce que cela change pour les commerçants et les communes
La charte ne se substitue pas aux autres outils déjà déployés : elle vient s’ajouter à des dispositifs comme le programme « Made in local », qui poursuit le même objectif de redynamisation des centres-villes par d’autres leviers. Pour les élus locaux, elle offre surtout un cadre méthodologique et une reconnaissance nationale ; pour les commerçants, l’enjeu reste le même que celui déjà documenté : le dernier commerce du village devient un enjeu national autant qu’un service du quotidien. Cette charte s’inscrit ainsi dans un mouvement plus large de soutien aux services de proximité, entre aides financières, managers dédiés et labels valorisant les communes engagées.
Un plan qui suscite aussi des réserves
Si les collectivités pilotes affichent leur optimisme, une partie des professionnels du commerce reste plus réservée sur la portée réelle du dispositif, jugeant qu’une charte volontaire ne suffira pas à elle seule à inverser une tendance de fond liée à la vente en ligne et à l’évolution des loyers commerciaux. Ce scepticisme n’est pas un fait chiffré mais un avis exprimé par certains acteurs du secteur, à distinguer des données officielles de vacance commerciale.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la Charte « Ville commerçante » ?
Un engagement réciproque et gratuit entre une commune et ses commerçants, piloté par la Direction générale des Entreprises, structuré autour de sept axes allant de l’accessibilité à la gouvernance locale du commerce.
Quelle commune l’a signée en premier ?
Lons-le-Saunier, dans le Jura, en avril 2026, en présence du ministre du Commerce Serge Papin.
Toutes les communes peuvent-elles y adhérer ?
Oui, l’inscription est gratuite et ouverte à toutes les communes de France métropolitaine et d’outre-mer, jusqu’au 31 décembre 2037.
Sources
- Direction générale des Entreprises — Charte Ville commerçante
- L’Echommerces — Lons-le-Saunier, première ville signataire
- Conseil du Commerce de France — Charte Ville commerçante
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
