Baromètre du numérique : l’usage de l’IA grand public explose, mais une fracture générationnelle demeure
L’intelligence artificielle générative n’est plus un gadget réservé aux early adopters : elle s’est imposée en quelques années dans le quotidien numérique des Français. C’est ce que révèle le Baromètre du numérique, l’enquête de référence menée chaque année par le CRÉDOC pour l’Arcep, l’Arcom, le CGE et l’ANCT auprès de plus de 4 000 personnes.
Une adoption record en deux ans
Selon cette édition 2026, 48 % de la population déclare désormais utiliser un outil d’IA générative, contre seulement 20 % en 2023 : une progression de 28 points en deux ans seulement. Les auteurs du baromètre soulignent qu’en vingt-cinq ans d’existence de cette enquête, aucune technologie numérique n’avait jamais été adoptée aussi rapidement, pas même les smartphones ou les réseaux sociaux à leurs débuts.
Un usage encore très personnel
L’IA générative s’invite d’abord dans la sphère personnelle : 42 % des utilisateurs l'emploient à titre privé, contre 30 % des actifs dans un cadre professionnel. Dans la grande majorité des cas (64 %), c’est l’utilisateur lui-même qui a pris l’initiative d’essayer ces outils, sans consigne de son employeur. Seuls 17 % des professionnels indiquent que cet usage leur a été imposé au travail, signe que l’appropriation reste avant tout individuelle avant de se diffuser dans les organisations.
- 48 % des Français utilisent l’IA générative en 2025-2026, contre 20 % en 2023
- 42 % pour un usage personnel, 30 % pour un usage professionnel
- 74 % des 18-24 ans concernés, contre 17 % seulement des 60-75 ans
- 64 % des utilisateurs disent vérifier les informations produites par l’outil
Une fracture générationnelle marquée
Derrière ce chiffre global se cache un écart d’usage considérable selon l’âge. Le baromètre relève que 74 % des 18-24 ans ont déjà utilisé une IA générative, contre 17 % seulement des 60-75 ans. Cette fracture générationnelle vient s’ajouter aux inégalités déjà connues d’accès et de compétences numériques, avec le risque de voir se creuser un nouveau clivage entre ceux qui maîtrisent ces outils au quotidien et ceux qui en restent largement à l’écart.
Pour les sites et services en ligne, cette évolution des usages n’est pas neutre : elle pousse à repenser l’expérience utilisateur, la manière de présenter l’information et les nouveaux formats de recherche, à l’heure où une partie croissante du public passe par des assistants conversationnels pour s’informer. Ce mouvement de fond rejoint des dynamiques déjà observées dans le marketing digital et dans l’univers plus large de la tech grand public.
Un rapport à l’IA encore prudent
Malgré cette adoption rapide, la confiance reste mesurée : 52 % des Français se disent sceptiques vis-à-vis de l’intelligence artificielle, et 25 % de la population exprime des inquiétudes sur ses conséquences sociétales, qu’il s’agisse d'emploi, de déshumanisation des relations ou de consommation énergétique. Signe que cette prudence se traduit dans les usages eux-mêmes, 64 % des utilisateurs disent vérifier les informations produites par ces outils avant de leur faire confiance, plutôt que de les accepter telles quelles.
Questions fréquentes
Combien de Français utilisent l’intelligence artificielle générative ?
Selon le Baromètre du numérique 2026 du CRÉDOC, 48 % de la population utilise désormais l’IA générative, contre 20 % en 2023.
Y a-t-il un écart d’usage selon l’âge ?
Oui, l’écart est marqué : 74 % des 18-24 ans ont utilisé l’IA générative, contre seulement 17 % des 60-75 ans.
Les Français font-ils confiance à l’IA générative ?
La confiance reste prudente : 52 % se disent sceptiques et 64 % des utilisateurs vérifient les informations produites avant de s’y fier.
Sources
Arcep / CRÉDOC – Baromètre du numérique, édition 2026 —
Banque des Territoires —
AINOA
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
