Santé mentale au travail en France : le bien-être progresse, mais les jeunes salariés restent les plus fragiles
Le bien-être mental des salariés français progresse, mais l’amélioration reste fragile. C’est ce que révèle la grande enquête annuelle Ifop, menée pour Moka.Care, le cabinet BCG et le GHU Paris psychiatrie & neurosciences, auprès de 2 000 salariés interrogés en janvier 2026. Derrière une statistique en hausse, les chiffres racontent une réalité contrastée, notamment chez les plus jeunes actifs.
Un score de bien-être en hausse, mais un salarié sur quatre en détresse
Le score moyen de bien-être mental, mesuré selon l’échelle WHO-5 de l’Organisation mondiale de la santé, atteint 62,8 % en janvier 2026, contre 59,8 % un an plus tôt. Concrètement, 74 % des salariés déclarent désormais un « bon » niveau de bien-être mental, soit quatre points de plus que l’année précédente. Les troubles du sommeil et l’irritabilité reculent également, deux indicateurs souvent associés au stress chronique.
Mais ce mieux collectif masque une réalité plus dure : un salarié sur quatre reste en détresse psychologique, et les préjugés à l’égard des troubles psychiques repartent à la hausse après plusieurs années de recul. L’enquête souligne aussi que le management de proximité constitue le premier levier identifié pour réduire les risques psychosociaux au sein des entreprises.
Les jeunes actifs, premiers touchés
L’écart générationnel est marqué. Les salariés de moins de 35 ans cumulent instabilité professionnelle, exposition plus forte aux comparaisons sociales et charge de travail des premières années de carrière. Selon l’enquête, 76 % des moins de 35 ans déclarent avoir vécu un trouble lié au travail, et 46 % des 18-24 ans évoquent un stress chronique — soit deux fois plus que leurs aînés.
- Score de bien-être mental national : 62,8 % (+3 points en un an)
- Salariés déclarant un bon niveau de bien-être : 74 % (+4 points)
- Salariés en détresse psychologique : environ un sur quatre
- Jeunes de 18-24 ans en stress chronique : 46 %, soit le double des salariés plus âgés
Ce que cela change pour les entreprises
Les auteurs de l’étude insistent sur le rôle du management direct plutôt que sur les seuls dispositifs institutionnels (chartes, cellules d’écoute) pour améliorer durablement la situation. Former les managers à repérer les signaux de mal-être et à ouvrir le dialogue apparaît comme plus efficace qu’une politique uniquement descendante. La progression des préjugés, malgré la multiplication des campagnes de sensibilisation, montre aussi que la parole libérée sur la santé mentale ne suffit pas seule à faire évoluer durablement les regards en entreprise.
Ce sujet rejoint des préoccupations plus larges autour des astuces et conseils du quotidien et des évolutions du monde du travail suivies dans la rubrique Business – Entreprise, à l’heure où de plus en plus de Français cherchent à mieux concilier vie professionnelle et équilibre personnel.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’échelle WHO-5 utilisée dans l’étude ?
Il s’agit d’un questionnaire de bien-être mental développé par l’Organisation mondiale de la santé, largement utilisé dans les enquêtes de santé publique pour mesurer l’état psychologique général d’une population sur une échelle de 0 à 100 %.
Pourquoi les jeunes salariés sont-ils plus touchés ?
L’enquête pointe l’instabilité professionnelle plus marquée en début de carrière, une exposition accrue aux comparaisons sociales, notamment via les réseaux, et une charge de travail perçue comme plus lourde lors des premières années en poste.
Que peuvent faire concrètement les entreprises ?
Selon l’étude, la formation des managers de proximité à la détection des signaux de mal-être est identifiée comme le levier le plus efficace, davantage que les seuls dispositifs institutionnels.
Sources
- Ifop – Grande enquête sur la santé mentale au travail 2026
- DirectMag – Santé mentale au travail : le bien-être remonte en 2026, mais les préjugés se durcissent
- ParlonsRH – Santé mentale au travail : indicateurs en progrès, malaise persistant
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
